Après avoir pris connaissance des reportages diffusés dans divers médias, lesquels évoquent de potentielles attaques terroristes à l'encontre de sites de production nucléaire belges, les autorités hutoises réclament davantage de concertation avec les acteurs locaux, a indiqué jeudi le bourgmestre Christophe Collignon .Jeudi matin, le bourgmestre de Huy a réuni les acteurs locaux responsables de la sécurité sur le territoire communal, dont le commissaire divisionnaire et chef de zone, le commissaire responsable du service interventions et le fonctionnaire chargé de la planification d'urgence. Le député-bourgmestre a convoqué une réunion de l'OOP 36, du nom de la circulaire ministérielle qui régit la coopération entre les différents acteurs de la sécurité nucléaire, le 25 février. Au lendemain des attentats perpétrés à Paris en novembre 2015 et à la suite du relèvement du niveau d'alerte terroriste, les autorités hutoises ont sollicité à deux reprises l'affectation de militaires au renforcement de la sécurité sur le site de la centrale de Tihange. Le ministre de l'Intérieur a cependant estimé ne pas devoir donner suite à cette demande expresse. Conscient du fait que la sécurité nucléaire constitue un sujet de responsabilité nationale, le ministre de l'Intérieur a répondu qu'une nouvelle direction est en voie de création au sein de la police fédérale, laquelle sera responsable de la protection et de la surveillance des installations et des entreprises sensibles, indique Christophe Collignon. Bien qu'approuvant les avancées en matière de sécurisation des sites qui pourraient potentiellement être la cible d'actes malveillants, les autorités hutoises regrettent vivement le manque d'informations officielles émanant du niveau fédéral. Elles s'interrogent, en outre, quant à l'absence de concertation avec les zones de police locale, pourtant prescrite par la circulaire OOP 36. Le député-bourgmestre de Huy adressera jeudi un courrier en ce sens au ministre de l'Intérieur.