Le chauffeur du camion qui est passé vendredi après-midi sur le pont à La Brouck n'avait pas d'alternative à cet itinéraire, indique dimanche la section liégeoise de l'Union belge des ouvriers du transport , qui précise qu'en terme de signalisation, rien n'interdisait au chauffeur d'emprunter le pont qui s'est effondré au moment où passait le camion. Le syndicat déclare avoir tenté, après l'incident, d'emprunter un autre chemin. Le seul trajet possible passe par une route qui n'est pas terminée, qui est empierrée et n'inspirerait pas confiance à un chauffeur. Après cette voie, le tracé présente quelques virages qui restent impossible à passer avec un camion de ce type ainsi qu'un pont de chemin de fer d'une hauteur inférieure à celle du poids lourd accidenté. Selon UBOT, le chauffeur du camion n'avait donc pas d'alternative s'il voulait livrer sa marchandise sur le chantier d'une maison en construction située à 30 mètres du pont. Le syndicat socialiste estime par ailleurs que la bourgmestre de Trooz, Denise Laurent, annonce des masses de poids qui ne correspondent pas au tonnage d'un camion de ce type et avec ce type de marchandise. L'UBOT n'exclut pas de demander des dommages et intérêts pour le préjudice moral qu'a subi le chauffeur. Une plainte sera en outre déposée à l'encontre de la bourgmestre pour propos calomnieux qui visent à discréditer le chauffeur ainsi que la profession, poursuit l'Union.