Une première reconstitution a débuté lundi soir dans le cadre du meurtre du quinquagénaire André Cornet à Ciplet . Le juge instructeur a autorisé les avocats à y assister depuis un car régie aménagé devant la maison de la victime. Le parquet de Huy n'assimile néanmoins pas ce dispositif exceptionnel à une conséquence de l'arrêt Salduz. Cinq personnes ont été inculpées du meurtre d'André Cornet, un quinquagénaire qui vivait à Ciplet et dont le corps a été retrouvé inhumé dans un bois de Seraing, le 8 septembre 2010. Le quinquagénaire braivois avait été signalé disparu le 17 juin 2010, en réalité le soir du meurtre présumé. Sa voiture avait été découverte à la Côte quelques jours plus tard. La police scientifique y avait relevé des traces de sang appartenant à la victime, orientant aussitôt les enquêteurs vers la thèse de l'homicide. Des traces similaires étaient ensuite relevées au domicile d'André Cornet à Ciplet, à des endroits significatifs. Sa compagne, Rita B. a été placée sous mandat d'arrêt le 2 août, du chef d'assassinat. Quatre autres inculpations ont suivi. Lundi soir, une première reconstitution a débuté au domicile de la victime à Ciplet, en présence notamment de son ancienne compagne et d'un autre inculpé. Mardi et mercredi soir, deux autres inculpés participeront à de nouvelles reconstitutions. Jeudi soir, les quatre personnes présentes sur les lieux le soir du meurtre y reviendront pour une confrontation des versions de chacun. Le juge d'instruction hutois en charge du dossier a autorisé les avocats des parties civiles et de la défense à assister à ces reconstitutions. En raison de l'exiguïté des lieux, un car de la police fédérale équipé d'écrans de télévision a été installé devant la maison de la victime. Les avocats pouvaient ainsi assister en direct aux reconstitutions filmées. Cela n'a rien à voir avec l'arrêt Salduz. Le code d'instruction criminelle n'interdit pas la présence d'avocats lors d'une reconstitution, malgré le caractère secret de l'instruction judiciaire. Le magistrat instructeur peut déroger au caractère secret pour autant que cela n'entrave pas le bon déroulement de l'enquête, a commenté le substitut hutois Pierre Marissiaux, en charge du dossier.