Le ministre de la Justice Koen Geens et les syndicats se sont quittés une nouvelle fois vendredi soir, après plus de cinq heures de négociations, sans être parvenus à dégager d'accord. La rationalisation imposée aux établissements pénitentiaires constitue toujours la principale pierre d'achoppement pour les syndicats francophones. La grève a débuté le 25 avril et les deux parties ne trouvent toujours pas d'accord. Les syndicats francophones exigent un arrêt de la rationalisation et un retour au cadre de personnel en vigueur en 2014, lorsque les prisons belges comptaient 7.241 agents pénitentiaires. A l'heure actuelle, ils sont moins de 7.000. Les propositions du ministre se rapprochent peu à peu des revendications syndicales mais sans aucune garantie de pérénité. Les syndicats font appel à l'ensemble du gouvernement pour qu'il prenne ses responsabilités. Selon le ministre de la justice, une prochaine rencontre doit avoir lieu en début de semaine prochaine, probablement lundi.