Le Plan Marshall 2.Vert recense jusqu'à présent 176 projets qui se sont répartis 355 millions d'euros octroyés par les pôles de compétitivité et des réseaux d'entreprises, a indiqué mardi à Liège le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Greenwin, le dernier des pôles de compétitivité à avoir vu le jour, recense huit projets représentant 18 millions d'euros. A l'opposé, Meca Tech, le pôle de compétitivité en génie mécanique, en recense 56 pour près de 100 millions octroyés. Plusieurs membres des gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles rencontraient mardi les forces vives liégeoises pour les sensibiliser aux outils du Plan Marshall. Les deux gouvernements cherchent ainsi à faire prendre conscience aux responsables économiques et politiques que les deux régions doivent aussi et surtout compter sur leurs ressources propres, même si le contexte actuel est propice à la mise sur pied d'échanges avec divers décideurs du nord du pays. Le plan Marshall 2.Vert repose sur un budget de 2,770 milliards d'euros répartis en 1,620 milliard de crédits classiques et 1,150 milliard de financements alternatifs. Les gouvernements wallon et de la Fédération reconnaissent qu'il est encore impossible d'identifier l'effet net de ce plan, mais voient dans les projections de croissance et les indices socio-économiques les marques d'un contexte économique positif de la Wallonie, et soulignent la réduction des écarts avec la Flandre à plusieurs niveaux. Ainsi, les projections de croissance du Bureau du Plan confirmeraient cette meilleure résistance wallonne, selon les deux exécutifs. Sur la période 2009-2015, un différentiel de croissance entre les trois régions, en faveur de la Flandre, persisterait , mais tendrait à se réduire. La moyenne 2009-2015 pour Wallonie s'élèverait à +1,3 pc, pour +1,4 pc en Flandre et +1,2 pc à Bruxelles, alors que les chiffres étaient, sur la période 2002-2008, respectivement de +1,7 pc, +2,1 pc et +1,9 pc. -Belga-