Mohamed Konate, un détenu du centre fermé de Vottem, a comparu lundi matin devant la chambre du conseil de Liège pour y réclamer sa remise en liberté. Ce réfugié politique sous le coup d'une expulsion contre laquelle il a introduit un recours dénonçait une arrestation et une détention abusive. La chambre du conseil de Liège n'a pas fait droit à sa demande de libération. Son avocate, Me Kettels, fera appel de la décision. D'origine guinéenne, Mohamed Konate a fuit les exécutions et les arrestations massives dont son pays est le théâtre. Dans son combat contre l'expulsion, l'homme a reçu le soutien du CRACPE, le Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers qui souhaite réaffirmer la légitimité du droit d'asile, le droit de fuir les persécutions et la guerre et le droit de pouvoir être accueilli et vivre dans un pays démocratique en paix. Mohamed Konate avait été arrêté le 18 octobre dernier et emmené au centre fermé de Vottem en vue de préparer son expulsion malgré son recours. Selon le CRACPE, les policiers qui s'étaient présentés chez lui avaient déclaré qu'ils voulaient simplement vérifier l'état de son dossier de séjour. Ces procédés sont contraires à l'article 5 de la Convention européenne des Droits de l'Homme, qui interdit l'arrestation par ruse ou mensonges. Nous dénonçons à la fois la circulaire fédérale et l'attitude des autorités communales liégeoises qui l'exécutent, au mépris des Droits Humains, a indiqué France Arets pour le CRACPE.