Malgré la volonté du personnel de Meister, à Sprimont, de poursuivre les actions à la suite du licenciement sec de 9 personnes, la FGTB a retourné sa veste, dénonce jeudi la CSC Metea. Réunis en assemblée générale lundi, les travailleurs ont voté majoritairement pour la poursuite d'actions menées avec les syndicats, en front commun tout en continuant le travail, précise Giovanni Forte, de la CSC Metea. Le lendemain, la FGTB a organisé une contre-assemblée et fait volte-face, décrétant qu'il ne fallait plus mener d'actions. Nous, syndicat minoritaire, déplorons l'attitude du syndicat majoritaire qui a accepté cette catastrophe sociale. Nous sommes abasourdis. Jusque-là, les syndicats dénonçaient le non-respect des travailleurs et des conventions sociales. Le mouvement de grogne est né à la suite de la décision de la direction de licencier 9 travailleurs sur les 104 qu'emploie l'entreprise, spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques pour l'automobile. Les travailleurs avaient débrayé deux jours, début septembre.