Une réunion de conciliation qui s'est tenue chez Agoria mercredi pour tenter d'aplanir un conflit social au sein de l'entreprise Meister Benelux à Sprimont a débouché sur un constat d'échec. Un mouvement de grève avait secoué cette entreprise qui fabrique des pièces de précision pour automobile à la suite d'une décision de la direction de licencier neuf travailleurs, dont deux protégés par leur statut syndical, sur les 95 qui y oeuvrent. Le patron allemand du groupe n'avait pas jugé bon de se déplacer, ce qui illustre qu'il n'en a rien à faire, estime Jean-Luc Noirfalise, délégué FGTB-Metal. On nous a fait un véritable chantage à l'emploi, nous faisant miroiter des investissements pour lesquels il serait indispensable d'accroître d'abord la rentabilité en se débarrassant de ces neuf personnes. Les organisations syndicales ont fait acter par le bureau de conciliation le non-respect des procédures légales de licenciement dans ce dossier. L'affaire devrait être tranchée par un tribunal du travail.