Malgré le sentiment de rage incommensurable provoqué par l'annonce de la direction d'ArcelorMittal, il ne faut pas sombrer mais il faut rester mobilisé, a commenté mercredi soir à l'agence Belga le bourgmestre de Seraing, Alain Mathot. S'il qualifie de catastrophique la fermeture de la phase à chaud, Alain Mathot estime qu'il ne faut pas baisser les bras. Les forces vives doivent se mettre autour de la table et réfléchir pour tenter de trouver une solution. Nous devons tous nous battre, a-t-il commenté. Avec le ministre Marcourt, nous avons déjà pu convaincre une fois la direction de changer d'avis et de relancer le haut-fourneau. Pourquoi pas cette fois? Si ça ne marche pas, pourquoi ne pas penser à une revente? Les outils sont là et peut-être qu'ils intéresseront un autre groupe... Tout doit être envisagé, a-t-il remarqué. Alain Mathot précise qu'il est totalement solidaire avec les travailleurs. La fermeture concerne plusieurs milliers de personnes; au moins 2.000 familles quand on compte les sous-traitants. Ces personnes ont été trompées et on comprend leur colère, a-t-il expliqué, rappelant que lors de l'accord de relance du HF, ArcelorMittal avait annoncé que le groupe réaliserait des investissements pour assurer la pérennité de l'outil si les travailleurs faisaient des efforts.