Le ministre de l'Enseignement obligatoire, Jean-Claude Marcourt, a annoncé mardi qu'il présenterait jeudi au gouvernement de la fédération Wallonie-Bruxelles une note contenant cinq hypothèses de travail sur une réforme de l'accès aux études de médecine évoquées par les différents milieux concernés. Interrogé mardi en commission du parlement par Françoise Bertieaux et Michel de Lamotte , M. Marcourt a précisé qu'il rejette la première piste, celle de l'organisation d'un examen d'entrée ou d'un concours. Une autre piste se base sur la réduction de la durée des études de médecine de 7 à 6 ans et la pérennisation de l'actuel moratoire sur le numerus clausus. Une troisième propose le maintien des études à 7 ans, avec une année commune pour tous les étudiants se destinant aux études de santé. Les deux autres options retiennent les études en 6 ans et l'organisation d'un test obligatoire. La première laisserait le choix aux étudiants ne l'ayant pas réussi de suivre une 1e année commune, la seconde les y obligerait. Quant à un test diagnostique pour l'ensemble des études supérieures, il ne devrait en aucun cas servir de marche-pied à une restriction de l'accès aux études supérieures, a précisé M. Marcourt. L'annonce, par le quotidien 'La Libre Belgique', de la préparation d'un projet de décret en ce sens avait suscité l'ire de la Fédération des Etudiants francophones , qui avait parlé de massacre social, le test décourageant certains parmi les plus défavorisés. En revanche, l'Union des étudiants de la Communauté française s'était réjouie, soulignant que le test devait être obligatoire et anonyme, mais non contraignant. -Belga-