Entre 400 et 500 travailleurs des sites liégeois du sidérurgiste ArcelorMittal ont manifesté mardi devant le Centre Acier, siège administratif de l'entreprise à Flémalle. Ils désiraient ainsi montrer leur colère devant la décision du groupe, annoncée lundi, de maintenir à l'arrêt l'ensemble de la phase liquide liégeoise -soit les deux hauts-fourneaux et l'aciérie en coulée continue de Chertal- durant le quatrième trimestre de 2011. Une décision dictée par le marché et qui mettra près de 400 travailleurs au chômage économique. Pour les travailleurs, les hauts-fourneaux liégeois servent désormais d'amortisseurs pour un groupe qui engage un maximum de cash pour acheter des mines et des usines et payer un maximum de dividendes aux actionnaires, lisait-on dans un tract distribué sur place. Et l'inquiétude est grande quant à l'avenir de la sidérurgie liégeoise.