Avec la sortie de son 26e disque depuis 2000, l'Orchestre philharmonique royal de Liège fait figure d'exception dans le paysage de la musique classique. Depuis la fondation de l'orchestre en 1960, nous avons enregistré une septantaine de disques, précise Jean-Pierre Rousseau, directeur général de l'OPRL. Mais dans le milieu de la musique classique, à une époque où le marché devient frileux, il est vrai que sortir près de 30 disques sur les dix dernières années n'est pas courant. Deux albums sont sortis cette semaine: Mélodies de Barber, Berlioz, Britten, avec la soprano belge Anne-Catherine Gillet et Concertos pour violons Tchaïkovski et Korngold par l'OPRL et Laurent Korcia, tous deux tirés à plusieurs milliers d'exemplaires. La clé de notre succès, c'est le choix des programmes, confie Jean-Pierre Rousseau. On nous attend dans des répertoires où on a peu de concurrence et où on est sûr d'être repéré. On évite le déjà-vu. Ce travail est d'autant plus important qu'il contribue à la renommée et à la réputation de l'orchestre. L'OPRL donne plus de 80 concerts par an et se distingue par sa capacité à varier les répertoires, son soutien aux jeunes artistes et ses collaborations avec des labels internationaux.