Le bourgmestre de Crisnée, Philippe Goffin , également député fédéral, interpellera prochainement la Commission européenne à propos de la loi anti-tabac. Il soutient l'idée d'une taxe du libre choix lancée par le cafetier liégeois Pascal Piette, parti samedi en grève de la faim pour protester contre l'interdiction de fumer généralisée dès le mois de juillet prochain dans l'ensemble des établissements de l'horeca. Patron d'une taverne qui porte son nom, le long de la rue Chaussée à Hognoul , le cafetier Pascal Piette a entamé samedi une grève de la faim, soit une semaine plus tôt qu'annoncé. L'homme souhaite ainsi protester contre l'interdiction totale de fumer dans l'horeca. Selon lui, la mise en application de la loi anti-tabac dès le mois de juillet 2011 signera l'arrêt de mort de nombreux petits commerces, dont le sien. La Cour constitutionnelle avait en effet annulé le dispositif dérogatoire prévu dans la loi interdisant le tabac dans l'horeca. J'ai perdu quatre kilos, mais mon médecin me suit régulièrement et ma tension reste bonne. J'ai espoir que mon combat aboutira à quelque chose. Je prône l'instauration d'une taxe du libre choix. En clair, l'Europe pourrait appliquer celle-ci aux cafetiers qui autoriseraient leurs clients à fumer, avec obligation d'indiquer clairement à l'entrée de l'établissement qu'il s'agit d'un endroit fumeur, confie Pascal Piette. Philippe Goffin , bourgmestre de Crisnée et député fédéral, a annoncé mardi à l'Agence BELGA qu'il se ralliait à la cause du cafetier gréviste de la faim. Etant moi-même non fumeur, je viens de mener un travail d'écoute auprès de Pascal Piette, mais aussi auprès de nombreux travailleurs du secteur. J'interpellerai tout prochainement le commissaire européen en charge de ces matières pour demander l'ouverture d'un débat sur cette loi anti-tabac. Je me base sur le principe fondamental de la liberté individuelle pour dire que nous devons permettre aux cafetiers d'annoncer la couleur aux clients. Un café n'est pas un lieu public en tant que tel, ne l'oublions pas, estime Philippe Goffin. Quant à l'argument disant que les travailleurs du secteur horeca subissent automatiquement les nuisances de la consommation tabagique, Philippe Goffin ne l'estime pas pertinent. D'autres métiers génèrent des nuisances au niveau de la santé, qu'il s'agisse de poussières ou de bruit. Avant de s'engager, le travailleur doit néanmoins être clairement avisé des risques encourus, conclut Phlippe Goffin. -Belga-