Un Liégeois de 20 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 3 ans de prison avec sursis pour ce qui excède la détention préventive pour avoir commis, pendant plusieurs années, des viols systématiques sur ses deux soeurs handicapées mentales. Il vivait dans une famille où les relations sexuelles entre membres étaient considérées comme normales. Le prévenu répondait des faits qui s'étaient déroulés entre août 2008 et septembre 2009. C'est une assistante sociale qui avait dénoncé les faits après avoir recueilli les confidences d'une des victimes. A l'époque, les soeurs du prévenu étaient âgées de 14 et 15 ans. Il leur avait imposé des relations sexuelles complètes alors qu'elles n'étaient pas consentantes. La famille vivait dans un contexte hautement sexualisé. Un modèle d'éducation en matière de sexualité avait instauré, au sein du couple parental et de la fratrie, une sorte de légitimation et de banalisation des actes sexuels. Les enfants avaient été mal orientés. Selon le prévenu, immature et demeuré au stade infantile, c'est alors que ses soeurs étaient âgées de 11 et 12 ans et lui de 14 ans qu'il avait commencé à avoir des relations sexuelles avec elles. Le tribunal a condamné le prévenu à une peine de 3 ans de prison avec sursis pour le surplus de la détention préventive. Le tribunal lui a interdit de regagner le domicile familial et lui a imposé de vivre dans une structure protégée où il pourra apprendre de nouvelles règles de vie