Les métallos liégeois de la FGTB ont réclamé vendredi une concertation préalable avec le gouvernement wallon avant toute décision définitive sur la réforme de la procédure d'octroi des licences d'armes. De ce qu'il en sait jusqu'à présent, le syndicat socialiste craint que le projet approuvé jeudi ne provoque une catastrophe dans le secteur. Le gouvernement wallon avait promis, lors de l'élaboration de cette réforme, de ne rien sortir sans consulter l'ensemble des intervenants mais, à la stupéfaction générale, l'émotion suscitée par ce qui se passe en Libye a précipité la décision. Et ce n'est jamais dans l'émotion que l'on prend de bonnes décisions, a expliqué le président de la FGTB-Métal de Liège, Francis Gomez. Selon la FGTB, le projet tel qu'approuvé, en particulier le régime des autorisations préalables, imposera des règles encore plus contraignantes qu'aujourd'hui, au-delà de ce que pratiquent les autres Etats européens, et compliquera l'obtention de licences en Wallonie. Le gouvernement wallon n'a pas mesuré les conséquences de ce qu'il a décidé. C'est une catastrophe! Nous demandons immédiatement que le gouvernement change la donne. Nous exigeons une concertation préalable à toute décision définitive. A défaut, je ne peux pas préjuger de ce que les travailleurs vont faire mais ils iront certainement manifester dans les rues de Namur, a souligné M. Gomez. Le syndicaliste a dénoncé ce qu'il qualifie de manipulation d'idéologues intégristes décidés à avoir la peau du secteur. Il a cité parmi eux les Ecolo Josy Dubié et Bernard Wesphael ou le MR Richard Miller.