Les 13 membres du personnel de l'Institut médico-légal de Liège sont en préavis de grève jusqu'au 31 décembre 2016, selon une information révélée mardi soir par RTL-TVI dans son journal télévisé et confirmée par le directeur de l'établissement, Philippe Boxho.Face aux mesures d'économie imposées par le ministre de la Justice Koen Geens, Philippe Boxho ne voit plus d'autre solution. Je ne peux pas travailler à perte et demander à l'Université de Liège de financer l'Etat fédéral, explique Philippe Boxho. Notre déficit annuel est de plus ou moins 200.000 euros car le service de médecine légale que nous fournissons à la Justice ne rapporte pas assez. Jusqu'ici, nous parvenions à joindre les deux bouts grâce à d'autres activités comme la médecine d'expertise mais le raisonnement purement économique du ministre Koen Geens va entraîner la chute de notre laboratoire et donc celle de l'institut dans son ensemble. Parmi les mesures décrétées par le ministère de la Justice, le directeur de l'Institut médico-légal de Liège, qui couvre à la fois les provinces de Liège et du Luxembourg, dénonce particulièrement celle de diviser par deux le montant alloué à la Justice pour réaliser des analyses ADN. Le cabinet de la Justice nous a reçus par deux fois pour traiter de cette situation, indique Philippe Boxho. Ne perdons pas de vue que nous avons affaire à un ministre du Nord du pays; il s'en fiche que l'on ferme à Liège un institut de médecine légale. Entre-temps, le cabinet du ministre Koen Geens a demandé au directeur de l'institution de rédiger une note pour faire le point sur la situation. D'après Philippe Boxho, l'avenir à court terme de l'institut dépendra du budget 2017, qui sera défendu en octobre prochain