La Confédération Construction Wallonie appelle mercredi dans un communiqué à la levée immédiate des barrages installés par des camionneurs en protestation contre l'entrée en vigueur du prélèvement kilométrique. Pour la CCW, les barrages filtrants sont un désastre pour toute l'économie et sont largement injustifiés.Le secteur de la construction est lui aussi touché par l'entrée en vigueur du prélèvement kilométrique mais les barrages filtrants installés dans la Région wallonne freinent leurs activités, déclare la CCW. Des centaines de chantiers sont à l'arrêt, des millions d'euros de chiffre d'affaires sont perdus chaque jour en Wallonie pour le secteur. La confédération ajoute que la construction est d'autant plus pénalisée que le mois d'avril est normalement un mois d'activité intense dans le secteur. De nombreux retards pris sur les chantiers ne sont pas rattrapables et se traduiront en pertes économiques nettes pour les entreprises. La CCW estime que les barrages ne sont pas justifiés étant donné que, en Wallonie, le coût de la redevance kilométrique est déductible fiscalement et peut être répercuté sur les clients. Elle souligne que les sociétés de transport, à la manoeuvre dans ces manifestations, ne sont pas les seules concernées. Les secteurs de la construction, de l'industrie et des services sont notamment touchés. Par ailleurs, la confédération appelle à la résolution de tous les problèmes techniques liés aux boîtiers One board unit, qui permettent de calculer les kilomètres parcourus depuis les péages et ainsi le montant à payer. Personne n'a intérêt à maintenir ces barrages qui paralysent la Wallonie. Le droit de travailler et de se déplacer doit prévaloir. Les barrages doivent être levés d'urgence, conclut la CCW.