La police judiciaire fédérale et d'autres services de police recherchaient toujours dimanche après-midi le policier de Herstal qui, dans la nuit de samedi à dimanche, a abattu sa femme. Depuis sa fuite, Benoît Crahay a pris contact, par sms notamment, avec plusieurs personnes, dont les parents de la victime, Martine Ernoux. Le policier n'a exprimé aucun regret, précisant à ses beaux-parents que ce qui était arrivé était de leur faute... Benoit Crahay était séparée de son épouse depuis près d'un an. C'est par hasard qu'ils se sont retrouvés samedi soir à une fête chez des particuliers, à Visée, où un premier incident a eu lieu. Le policier s'est en effet disputé avec sa femme et lui a porté des coups. La victime a alors quitté les lieux, avec un couple d'amis, pour rentrer chez elle, rue Jean Verkruyts, à Hermalle-sous-Argenteau, soit dans la même artère que son ancien domicile conjugal, toujours occupé par son époux. Entre-temps, l'agent récupérait, au commissariat de police de Herstal, son arme de service, un GP 9mm chargé. Il s'est ensuite rendu chez Martine et, à son arrivée, le couple d'amis a quitté les lieux. On ignore ce qui a pu se dire entre les époux séparés mais Crahay a tiré à deux reprises atteignant Martine au niveau du thorax. L'homme est ensuite sorti de la maison pour y rentrer immédiatement et tirer une troisième fois, la dernière balle se logeant dans le haut du thorax de la victime.