Les six membres de la direction liégeoise d' ArcelorMittal ont enfin pu quitter le Centre Acier de Flémalle ce mardi à 16h50, après en avoir été empêché par les travailleurs depuis lundi midi. La direction est sortie par une porte latérale, sous escorte policière. Nous avons suivi les recommandations des policiers pour éviter toute possibilité de violence, ce qui a toujours été notre attitude depuis hier, souligne le porte-parole, Etienne Botton, qui faisait partie des reclus. Sous la pression de la direction européenne du groupe et de menaces de représailles judiciaires, les organisations syndicales avaient annoncé cette libération dès 15h, mais les délégués se sont retrouvés alors face à une base mécontente de cette décision. Les travailleurs sont très en colère et je pense que cette colère est légitime: c'est de la faute de la direction si on en est arrivés là, souligne David Camerini de la CSC. Si la direction a quitté le siège, le conflit social n'en est pas pour autant éteint: l'ensemble des usines liégeoises est toujours paralysé par la grève et les travailleurs continuent leur mobilisation devant le centre acier.