L'Union Wallonne des Entreprises et l'Union des Classes Moyennes ont publié un communiqué commun à propos des grèves de ce vendredi. Une semaine après avoir bloqué l'entreprise de la présidente de l'UCM et les bâtiments du siège de l'UCM ainsi que la FEB, la FGTB a décidé de bloquer ce vendredi l'entreprise du président de l'UWE et le siège liégeois de l'UCM. Elle s'attaque donc directement à des partenaires sociaux à qui elle demande parallèlement davantage de concertation. L'intimidation n'est pas un moyen d'établir un dialogue social franc et sain. Ni l'UWE, ni l'UCM ne sont prêts à discuter sous la menace ou la contrainte.Les deux organisations patronales regrettent aussi que le mouvement syndical s'alimente d'informations partielles ou partiales. Il est faux de parler de quasi-blocage des salaires alors que la liaison des salaires à l'indice des peix est confirmée et entraînera des augmentations qui accroitront le handicap de compétitivité par rapport aux trois grands pays voisins, au détriment de l'emploi.En déclenchant ce nouveau mouvement de grève, la FGTB handicape le redressement de l'économie wallonne et nuit à la création d'emplois. L'agitation sociale a des conséquences directes importantes et, au-delà, marque les esprits. Leur répétition incessante décourage les entrepreneurs, éloigne les investisseurs ou candidats investisseurs. Entretenir un tel climat social délétère frise l'inconscience, d'autant plus en cette période d''instabilité politique.