La direction de la Société Régionale Wallonne des Transports , structure faîtière des TEC, a appelé jeudi les permanents syndicaux à prendre leurs distances avec l'action de grève qui paralyse le TEC Liège-Verviers. Elle se dit démunie devant ce mouvement et a averti qu'elle ne céderait pas devant une revendication déraisonnable. Aujourd'hui, nous lançons un appel aux responsables syndicaux: vous devez marquer vous aussi vos distances avec ce mouvement. On ne peut pas accepter de vivre dans un système qui relève de l'anarchie, a déclaré l'administrateur-général de la SRWT, Jean-Marc Vandenbroucke. La revendication à l'origine des actions ne concerne en fait qu'un nombre très restreint de mécaniciens -entre 6 et 18- chargés de préparer la sortie des bus du dépôt. Ceux-ci réclament une prime pour ce travail. Le problème a été discuté au TEC Liège-Verviers, est remonté à la SRWT qui a étudié la question. A ses yeux, rien ne justifie que ces travailleurs jouissent d'un régime particulier. La SRWT rappelle qu'il existe des procédures et des moments pour porter des revendications sociales. Ici, on a déclenché une grève de manière quasi-anarchique. Nous sommes démunis: on a peu de prises quand certaines personnes utilisent de cette façon la grève. On donne à ce conflit des conséquences sans commune mesure avec son objet Que l'on puisse imaginer faire grève pour cela, ça me dépasse, a souligné M. Vandenbroucke. Selon lui, il s'agit aussi d'une question de principe: si les TEC rencontraient la revendication des quelques mécaniciens de Liège, ils seraient confrontés à une accumulation de demandes et de mouvements de grève auxquels ils ne pourraient faire face. Demain, on sera tous les jours devant des grèves et on devra donner des primes tous les jours, a-t-il ajouté. Qui plus est, au niveau social, la situation des TEC est plutôt positive: l'emploi est en progression, un système favorable de départ à la retraite existe et le paiement des pensions complémentaires à été garanti, a fait remarquer l'administrateur-général. Depuis la semaine passé, des appels politiques se sont fait entendre en faveur de l'instauration d'un service minimum mais, selon M. Vandenbroucke, il s'agit d'une fausse solution, quasiment impossible à mettre en oeuvre dans un contexte où 97 pc des travailleurs sont syndiqués.