Une intervention de la députée MR Florence Reuter a provoqué mardi l'agitation sur de nombreux bancs du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, lorsqu'elle a mis en doute l'opportunité de l'action menée dans différentes écoles de Seraing en signe de solidarité avec les travailleurs d'Arcelor-Mittal licenciés. Tout en assurant partager l'émotion créée par le drame de la fermeture de la sidérurgie à chaud à Liège, l'élue réformatrice a demandé à la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet si elle jugeait opportun ce type d'action menée au sein des écoles et de manière peu sereine, a-t-elle dit, s'en référant aux images diffusées par les chaînes de télévision. La question a soulevé des protestations et des cris sur de nombreux bancs. Au contraire, lorsque la ministre lui a répondu que ces écoles étaient situées à l'ombre des hauts-fourneaux, que le drame concernait des parents, des frères, des soeurs d'élèves et que la suspension de travail observée s'inscrivait tout droit dans les objectifs du décret Missions de l'enseignement, elle a recueilli une longue salve d'applaudissements. - Belga -