A la suite de l'évasion spectaculaire vendredi d'un détenu de la prison de Lantin, les syndicats pointent à nouveau du doigt, samedi, le manque de sécurité et regrettent que les tourelles de surveillance ne soient que rarement occupées par des gardiens. Aidé par quatre complices lourdement armés, le détenu Mohamed El Jabbari s'est évadé vendredi matin de la prison de Lantin. Un arrêt de travail a aussitôt été organisé pour dénoncer le manque de sécurité dans les établissements pénitentiaires. A Lantin en particulier, les syndicats regrettent que les tourelles de surveillance ne soient que trop rarement occupées par des gardiens. Ces douze derniers mois, les tourelles n'ont pas été occupées plus de 30 jours. Certains postes de sécurité ne sont plus assurés parce que les autorités politiques et la direction générale des prisons imposent aux agents de récupérer leurs congés. Il y a donc moins de personnel disponible. Les tourelles constituent les yeux de la prison de Lantin; elles permettent de voir simultanément ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur de l'enceinte de l'établissement, explique Didier Breulheid, délégué permanent de la CSC-Services publics. Mardi aura lieu une réunion du comité de concertation de base à la prison de Lantin. Les syndicats demanderont à ce que les tourelles soient à nouveau occupées.