L'évadé de la prison de Lantin n'en était pas à son coup d'essai, a indiqué vendredi après-midi le procureur du roi de Liège, Danièle Reynders, précisant qu'à plusieurs reprises, Mohamed El Jabbari, âgé de 28 ans, avait tenté, en vain, de s'évader. A chaque fois, il avait alors échoué car les échelles qui avaient été placées près du mur d'enceinte de la prison avaient été repérées à temps. Vendredi vers 10 heures, Mohamed El Jabbari a quitté l'atelier dans lequel il travaillait et s'est retrouvé dans une cour qui jouxte un mur d'enceinte de la prison. La tour de surveillance, érigée au coin de ce mur, n'était pas occupée vendredi matin. Le détenu a escaladé une échelle en corde qui avait été lancée depuis l'extérieur. Il s'est retrouvé sur le mur d'enceinte où l'attendait un des quatre individus encagoulés et armés qui avaient organisé son évasion. Ce complice, armé vraisemblablement d'une mitraillette de type Kalachnikov, a ouvert le feu à plusieurs reprises, d'abord en l'air et ensuite vers les gardiens qui tentaient de rattraper le détenu. Les gardiens se sont alors abrités dans l'atelier et le détenu est descendu du mur à l'aide d'une échelle cette fois métallique installée contre la face externe du mur. Mohamed El Jabbari a pris place dans l'une des deux voitures avec lesquelles ses complices étaient arrivés. Les véhicules avaient été volés. Les occupants ont été repérés par les caméras de surveillance extérieures de la prison. Les voitures ont pris la direction de la chaussée de Tongres à Juprelle. Là, un des véhicules a accroché une voiture. La conductrice de cette dernière n'a pas été blessée. Les deux voitures en fuite ont pris ensuite la direction de l'autoroute. Un véhicule de police a engagé une course-poursuite mais a été rapidement distancé. L'enquête a été confiée à la section 'grande banditisme' de la police judiciaire fédérale de Liège mais pour l'instant, les enquêteurs ne disposent d'aucune piste valable.