L'examen d'un dossier lié à un important trafic de stupéfiants reproché à 28 prévenus a débuté lundi devant le tribunal correctionnel de Liège. Au moins 6 audiences seront encore consacrées à ce dossier. Mais certains avocats ont déjà annoncé qu'ils contestent l'enquête, qui aurait été réalisée de manière partiale, selon eux, par certains policiers.Le dossier concerne notamment l'exploitation de plantations de cannabis dans des immeubles loués en région liégeoise et la mise en place d'un commerce de cocaïne au départ d'une surface commerciale située à côté d'une salle de sports à Seraing. Plusieurs membres d'une famille sont notamment impliqués pour avoir loué une surface qui était autrefois un restaurant et qui a été transformée en bar à chicha. Le commerce aurait été exploité pendant plus d'un an. L'enquête avait permis l'inculpation de 28 personnes. Lors de la première audience consacrée à une petite partie de l'instruction de l'affaire, les avocats ont élevé la voix et dénoncé une enquête réalisée de manière partiale par les policiers. Le parquet réfute ces allégations et ne souhaite pas que les policiers soient invités à divulguer lors de témoignages en audience publique les techniques de l'enquête et le climat dans lequel elle a été réalisée. Mais, selon la défense, le dossier révèlerait de manière flagrante que les enquêteurs n'ont jamais investigué à décharge. Au moins 6 audiences seront encore consacrées à ce dossier avant un jugement attendu en juin prochain