Le directeur général du pôle liégeois d'ArcelorMittal s'exprime pour la première fois dans la presse en accordant une interview lundi à La Meuse alors que la grève est générale chez le sidérurgiste à Liège depuis une dizaine de jours. Pour Joao Felix Da Silva, la situation que nous vivons à Liège est grave, même gravissime. Il estime que ceux qui font grève jouent réellement avec leur emploi, et plus globalement avec tous les emplois sidérurgiques du bassin liégeois. Je comprends l'inquiétude du personnel de la phase liquide à qui je ne peux donner de date de reprise . Mais aujourd'hui, personne ne peut prévoir cette date, compte tenu de l'évolution du marché, affirme M. Da Silva. Le patron d'ArcelorMittal à Liège souligne aussi que la grève actuellement en cours risque de mettre en suspens 10 millions d'euros d'investissements programmés à Kessales dans le recuit continu capable de refroidir l'acier de 1000 degrés par seconde. Sans investissements concédés, sans clients servis, le pôle liégeois d'ArcelorMittal est en réel danger, avertit encore le patron liégeois qui affirme que la grève n'a pas seulement des conséquences dommageables pour les clients mais aussi pour le personnel, évacué par les grévistes, parmi lesquels certains sont masqués d'un foulard et munis de barres de fer. Nous ne reconnaissons pas notre personnel dans ce type d'actions. Je veux conclure en appelant les travailleurs en grève à réagir très vite : sans investissements concédés, sans clients servis, le pôle liégeois d'ArcelorMittal est en réel danger.