Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles est étonné des propos tenus par le président du jury chargé d'étudier les candidatures à l'accueil du futur centre pour sportifs de haut niveau. Ils s'inscrivent, selon Rudy Demotte, à contre-courant de ceux qu'Alexandre Walnier avait tenus lors de son audition par le gouvernement, lorsqu'il assurait que le jury n'avait subi de pression d'aucune sorte. Le président du jury indépendant a fait part, lundi matin, dans une entrevue publiée par le quotidien Le Soir, de pressions politiques issues surtout des rangs des partisans de la localisation du centre à Liège. Il n'y cache pas non plus sa préférence pour la candidature de Louvain-la-Neuve. M. Demotte souligne que les candidats devront répondre d'ici le 31 août à 4 questions concernant le coût que la Fédération aurait à assumer en cas de choix de leur projet et leur aptitude à assumer les risques de dépassement budgétaire et à assurer le suivi médical proposé pour les sportifs. Le cas échéant, les candidatures seraient-elles prêtes à présenter un projet de collaboration et de synergies entre elles? demande encore le gouvernement. Les candidats seront auditionnés le 15 septembre et dans l'intervalle, il est vain que quiconque tente d'influencer la décision du gouvernement, avertit M. Demotte, précisant que la question du budget à charge de la Fédération constituera l'élément déterminant de toute décision. L'opposition MR n'a pas manqué d'évoquer le dossier devant le parlement de la Fédération, qui discutait lundi après-midi de l'ajustement budgétaire 2011. Ainsi, Philippe Dodrimont a évoqué le malaise qui, selon lui, règne parmi les rangs du PS à propos de ce centre. Certains socialistes se sentiraient cocus après avoir vu le ministre des Sports André Antoine supprimer le chèque-sport en faveur des jeunes défavorisés pour raison budgétaire et consacrer maintenant un important budget à ce centre sportif élitiste. Je ne suis donc pas surpris que le gouvernement reporte sa décision, a dit M. Dodrimont, déplorant par ailleurs que des enjeux locaux et des marchandages politiciens prennent le pas. C'est un dossier qu'on a volontairement pourri par des sorties dans la presse, a encore jugé l'élu MR.