Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a revu quelque peu le calendrier du Centre sportif de haut niveau, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Les trois villes candidates seront auditionnées à la rentrée. D'ici là, il leur sera demandé de bien définir les aspects budgétaires des projets, le gouvernement entendant travailler dans une enveloppe fermée et donc ne pas prendre en charge d'éventuels surcoûts. Lancé en 2005 et repris sous cette législature par le ministre des Sports, André Antoine, le projet de créer un centre destiné aux sportifs d'élite est devenu un casse-tête pour le gouvernement et l'enjeu d'âpres marchandages politiques à la veille des vacances parlementaires, à l'heure où quelques gros dossiers de l'Olivier sont toujours en rade. Fin mai, un comité d'experts a classé les trois projets présélectionnés: Liège et Louvain-la-Neuve ex-aequo devant Mons. L'épilogue attendu déjà jeudi passé attendra encore un peu. Vendredi, le gouvernement rencontrera le président de ce comité ainsi que les trois villes afin de bien cadrer la procédure d'ici la rentrée. Les trois villes devront présenter leur projet tel qu'il a été soumis et non une nouvelle version. Elles devront plus particulièrement s'attacher au volet budgétaire, tant en ce qui concerne les frais d'infrastructure que les frais de fonctionnement. En ces temps de disette budgétaire, le gouvernement n'a pas l'intention de prendre à son compte des surcoûts. Autre précision, inattendue vu la volonté affirmée depuis le début de la législature de n'avoir qu'un seul centre: dans cet esprit de rigueur budgétaire, il sera demandé à titre subsidiaire si les différentes villes ne peuvent imaginer de travailler ensemble sur un projet commun.