Le cabinet révisoral BCG&Associés, successeur du cabinet Daerden&Co fondé par Michel Daerden, avait annoncé qu'il démissionnait de ses mandats mais à ce jour aucune demande en ce sens n'est parvenue auprès de l'Institut des réviseurs d'entreprises , qui rappelle qu'un réviseur ne démissionne pas à la sauvette en cours de mandat. Le Code des sociétés réglemente les modalités d'une démission en cours de mandat, rappelle l'IRE. Sauf motifs personnels graves, ne peut intervenir qu'à l'occasion d'une assemblée générale de la société révisée, souligne l'IRE. L'existence d'une procédure disciplinaire en cours ou la simple annonce d'une démission ne peuvent être considérées comme des motifs personnels graves, contrairement à une sanction en cours ou l'introduction d'une démission auprès de l'IRE répondant aux exigences légales, précise l'institut. Théoriquement, l'assemblée générale d'une société peut refuser d'accorder la démission d'un commissaire compte tenu des intérêts de la société. Mais elle pourrait difficilement, en pratique, s'opposer aux raisons internes exposées par le commissaire démissionnaire, explique-t-on à l'IRE. L'annonce de la démission a été répercutée dans la presse à la suite d'une assemblée générale de l'aéroport de Liège. Un responsable du cabinet aurait évoqué un harcèlement de la part de l'IRE et la pression médiatique pour justifier sa démission. Quant à la nomination de successeurs, l'IRE insiste sur la nécessité de respecter scrupuleusement les procédures légales, relatives notamment aux marchés publics. L'IRE doit veiller à ne pas accepter une nomination qui aurait été effectuée dans des conditions susceptibles d'être contestées, conclut l'institut.