Les avocats des parties civiles ont présenté lundi matin leurs plaidoiries devant la cour d'assises de Liège au procès d'Antizan Asani, un Anderlechtois de 48 ans accusé du meurtre de son ex-beau-frère. Selon les conseils de la famille de la victime, c'est un meurtre, sans excuse de provocation, que les jurés devront retenir au terme de leur délibération. Les faits s'étaient déroulés le 2 mai 2006 vers 15h40 à Huy devant les étudiants de l'école polytechnique de Huy. Antizan Asani circulait au volant de sa voiture rue Albert Ier lorsque son beau-frère l'avait repéré et poursuivi. Après une altercation verbale, Antizan Asani avait fait feu en direction de Sedat Ibrahimi, atteint de deux balles dans la tête. Les parties civiles ont soutenu lors de leurs plaidoiries que les faits devront être qualifiés de meurtre. Les avocats ont écarté l'idée que l'accusé puisse bénéficier de l'excuse de provocation. Selon Alexandre Wilmotte, Antizan Asani ne peut soutenir qu'il a été provoqué pour justifier qu'il a pris une arme et qu'il a fait feu à deux reprises dans la tête de Sedat Ibrahimi. Il estime que, pénalement, cette thèse ne tient pas la route.