Le témoin qui a fait de fausses révélations à l'occasion du premier procès de Patrick Remy et Magnolia Devalckeneer sera poursuivi pour faux témoignage, a indiqué mardi le substitut Jean-Marc Mottet devant la cour d'assises de Liège lors du second procès de ces deux accusés. Cet homme avait émis des certitudes quant à l'implication de Magnolia Devalckeneer dans l'homicide par empoisonnement. Le témoin qui avait livré de nouvelles informations lors du premier procès de Patrick Remy et Magnolia Devalckeneer et avait provoqué l'arrêt des débats en novembre 2009 a de nouveau été entendu devant la cour d'assises. Il a reconnu qu'il avait réalisé un faux témoignage à l'occasion de ce premier procès. Magnolia Devalckeneer m'avait raconté une histoire pour laquelle il était question d'une mort par méthadone. Après avoir vu les articles du journal au sujet du procès, j'étais perturbé. J'ai confondu la réalité et mes suppositions, a-t-il avoué. Ce témoin avait certifié lors de son témoignage à charge de Magnolia Devalckeneer que cette accusée lui avait déclaré qu'elle avait manipulé Patrick Remy pour qu'il mette de la méthadone dans la nourriture de Patrick Remy. Magnolia Devalckeneer aurait appris la manipulation en prison au contact de Michelle Martin . Elle aurait enfin affirmé qu'elle pouvait de cette manière obtenir tout ce qu'elle désirait des hommes. A l'issue de ce témoignage, le substitut Jean-Marc Mottet a précisé que le témoin sera renvoyé devant le tribunal correctionnel de Liège à l'issue du procès pour répondre de faux témoignage. Son comportement relève d'une infraction. Je compte m'expliquer avec lui devant le tribunal, a précisé le représentant du ministère public. La personnalité de Patrick Remy a été évoquée par certains témoins. L'accusé aurait vécu une enfance malheureuse, battu par ses parents, délaissé par sa mère et obligé de voler pour le compte de son beau-père. Plus âgé, Patrick Remy a affiché un double caractère. Il était capable d'être gentil mais aussi d'exploser dans la violence lors de crises de manque. Les témoins ont également évoqué le fait que Catherine D'Hoe avait peur de Patrick Remy et Magnolia Devalckeneer. Elle souhaitait qu'ils quittent son domicile mais ils refusaient de partir. Dans l'entourage familial de Patrick Remy, certains témoins ont évoqué des confidences qu'ils auraient reçues à l'issue des faits. Patrick Remy, mal dans sa peau, se serait confié en expliquant qu'il se sentait responsable du décès de Catherine Remy. Certains membres de la famille ont soutenu qu'il avait reconnu l'empoisonnement de Catherine D'Hoe. Mais Patrick Remy dément avoir fait ce genre de confidences. Le psychiatre et le psychologue seront entendus mercredi matin.