La défense de Patrick Remy a plaidé mercredi son acquittement pour les faits d'empoisonnement dont il est accusé devant la Cour d'assises de Liège. Les avocats du principal accusé ont estimé que plusieurs hypothèses peuvent expliquer le décès de Catherine D'Hoe et que rien ne permet d'affirmer qu'il est le fait d'un acte volontaire de Patrick Remy. Les conseils de Patrick Remy, Me Pierre Henry et Me Jean-Paul Reynders, ont affirmé que l'empoisonnement reproché à Patrick Remy n'est pas fondé sur des preuves. Il n'est pas contesté que la victime est décédée après avoir absorbé des médicaments et de la méthadone. Mais la défense estime que trois hypothèses peuvent encore être retenues pour expliquer le décès: un empoisonnement, un accident ou un suicide. Me Henry a soutenu que Patrick Remy ne pouvait pas avoir fait absorber de la méthadone à la victime. Sur base d'un rapport de toxicologie, il a été démontré que la méthadone avait produit son pic d'efficacité en pleine nuit, alors qu'il est reproché à l'accusé d'avoir mélangé le produit lors d'un repas en début de soirée. Selon le rapport de toxicologie, la méthadone a été absorbée en début de nuit et non pas en début de soirée. Selon la défense, Catherine D'Hoe aurait absorbé une gélule de méthadone lorsqu'elle a préparé un repas durant la nuit. Patrick Remy n'aurait eu aucun intérêt à désirer la mort de la victime. Les avocats estiment que la thèse du suicide est plausible car la victime avait déjà fait une tentative en 2005. Me Henry a ajouté que la thèse de l'accident n'est pas ridicule. Catherine D'Hoe aurait pu absorber une gélule de méthadone car elle avait déjà manifesté sa volonté d'en consommer. La méthadone aurait donc provoqué son décès accidentel. L'avocat de Magnolia Devalckeneer plaidera jeudi matin. Après les répliques, les jurés devraient entamer leur délibération sur la culpabilité en fin de matinée. L'arrêt est attendu en fin d'après-midi.