La nationalisation de la sidérurgie liégeoise telle que l'ont réclamée les syndicats n'est pas possible au regard des règles européennes, a souligné Jean-Claude Marcourt, interrogé dans les journaux télévisés. Selon le ministre, les traités européens ne permettent pas de prendre une telle initiative. Cela n'a pas de sens. Ce n'est pas le rôle de la Région, a-t-on précisé à son cabinet. Seule une reprise par un opérateur industriel permettrait de sauver la ligne à chaud liégeoise. Or, pour cela, ArcelorMittal doit accepter de céder les outils qu'il souhaite fermer. Mercredi soir, lors d'une réunion avec des représentants de la direction du géant sidérurgique -Jacques Pelerin, responsable du groupe pour la Wallonie et Robrecht Himpe, CEO de la division plat carbone pour l'Europe-, le ministre-président Rudy Demotte et le ministre de l'Economie Jean-Claude Marcourt ont évoqué la question. Ils attendent toujours une réponse. Le front commun syndical d'ArcelorMittal a demandé jeudi matin au formateur, Elio Du Rupo, de nationaliser la sidérurgie liégeoise. D'après eux, l'Etat devrait investir un milliard d'euros pour remettre tous les outils en état. La demande a été faite officiellement jeudi matin au formateur par la présidente et le secrétaire général de la FGTB wallonne, Anne Demelenne et Thierry Bodson.