Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, chargera un bureau de conseil juridique d'étudier toutes les hypothèses liées à l'annonce de l'intention de fermer la ligne à chaud à Liège, en ce compris la nationalisation a-t-il expliqué mardi en réponse à de nombreuses interpellations au parlement wallon. Je ne suis pas fermé à ce qu'il y ait une appropriation par la Région, et par les pouvoirs publics en général, mais il ne faut pas faire de fausses promesses aux travailleurs, a expliqué M. Marcourt. Ce scénario, à propos duquel il se montrait sceptique il y a deux semaines, implique toutefois de répondre à une série de questions majeures, dont la volonté d'ArcelorMittal de céder cette ligne à chaud -jusqu'à présent, il s'y refuse- et les débouchés du chaud. Prudence ministérielle aussi sur la dépollution des sites occupés par la ligne à chaud si celle-ci était fermée. D'une comparaison théorique avec trois autres chantiers de dépollution lourde en Wallonie, il ressort toutefois que le coût à Liège pourrait s'élever à 200 euros par m2, soit quelque 600 millions d'euros