Après s'être longuement réunies toute la journée, les organisations syndicales du sidérurgiste ArcelorMittal à Liège ont envoyé un courriel, jeudi en fin d'après-midi, pour signaler à la direction de l'entreprise que ses propositions pour limiter l'impact sur les travailleurs du maintien à l'arrêt de la phase à chaud ne pouvaient pas être acceptées. Notamment au motif qu'elles ne sont pas en adéquation avec les accords et les conventions existantes. Ceci devrait tendre encore un peu plus la situation chez ArcelorMittal Liège, la direction ayant fait savoir mercredi par communiqué que faute d'accord, elle appliquerait des mesures sociales plus classiques . Cela fait maintenant un mois et demi que la phase à chaud est à l'arrêt et nous n'avons toujours pas pu prendre la moindre mesure d'adaptation en terme de structure de coût, souligne Etienne Botton, porte-parole de la société. Nous avons mis sur la table des propositions créatives mais on doit pouvoir avancer. Les représentants des travailleurs se rendront chez le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt ce vendredi afin de réclamer la mise sur pied de réunions tripartites avec la Région. Et pour faire part de leurs très vives inquiétudes quant à l'avenir de la sidérurgie liégeoise, avec une phase à chaud à l'arrêt et une phase à froid sous perfusion. Des tracts très virulents circulaient d'ailleurs ce jeudi dans l'entreprise, clamant notamment Mittal, tu n'auras pas notre peau !.