Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, écrira à la direction du groupe ArcelorMittal à Londres afin de la rencontrer en compagnie des représentants des travailleurs, dans le cadre de la formule tripartite déjà éprouvée dans ce domaine, a-t-il indiqué vendredi après une rencontre avec les syndicats du site du géant sidérurgique à Liège. Le ministre commandera également aux bureaux Syndex et Laplace une étude sur l'avenir de la sidérurgie dans le bassin liégeois. Il fera par ailleurs rapport au gouvernement de la situation et exposera des formules innovantes pour améliorer la productivité du site. Son cabinet n'a pas donné de précisions sur le contenu de celles-ci. Jeudi, les syndicats du site liégeois ont refusé les propositions de la direction pour limiter l'impact sur les travailleurs du maintien à l'arrêt de la phase à chaud. Dans la foulée, ils ont fait savoir qu'ils rencontreraient M. Marcourt pour réclamer la mise sur pied de réunions tripartites, associant le gouvernement wallon, la haute direction du groupe et les syndicats. Les représentants des travailleurs ont regretté de ne pouvoir discuter avec des personnes qui ont, selon elle, le pouvoir d'engager le groupe sidérurgique. M. Marcourt a dit partager l'inquiétude des travailleurs et a accédé à cette demande. Du côté syndical, tant la FGTB que la CSC ont dit leur satisfaction après cette réunion. Leurs appréhensions à l'égard de l'avenir du site liégeois d'ArcelorMittal ne sont pas levées pour autant. Nous nous sentons davantage menacés qu'en 2003 parce qu'aujourd'hui, nous avons aussi des craintes sur le froid, a expliqué le secrétaire régional de la FGTB-Métal, Jean-Luc Rader. Il y a une dynamique qui doit se mettre en place. Nous ne voulons pas revivre ce que nous avons vécu en 2003, a souligné pour sa part le secrétaire régional de la CSC-Métal, Jordan Atanasov.