A la suite de la fermeture de la phase liquide d'ArcelorMittal à Liège, le front commun syndical s'inquiète de l'avenir de la phase à froid. La direction n'a jamais démenti nos craintes, insistent les représentants syndicaux. Les syndicats évoquent des problèmes de maintenance et de fourniture des matières premières. Les outils qui produisaient les meilleurs résultats deviennent progressivement moins compétitifs, estime José Verdin, de la FGTB Métal. Par ailleurs, de gros investissements d'avenir ne sont plus réalisés à Liège, mais le groupe investit ailleurs, comme à Sidmar. Le stockage serait également délocalisé, les produits innovants, spécificité liégeoise, moins considérés, et la filière du fer blanc, menacée. Mais le plus inquiétant, ajoute José Verdin, c'est que les carnets de commandes sont détournés vers d'autres unités du groupe. De bons clients du secteur automobile sont désormais approvisionnés par d'autres sites. Liège perd la main, les commandes nous échappent. Les syndicats concluent que si la production diminue, les prix vont augmenter. On parlera alors de fermeture temporaire, et à Liège, on sait ce que ça veut dire... De son côté, la direction regrette les propos des syndicats, soulignant notamment que des réunions ont été fixées pour faire un point sur la clientèle, auxquelles les syndicats ouvriers ne se sont pas présentés. La phase à froid d'ArcelorMittal est composée de 11 usines et occupe 2.000 travailleurs. Par ailleurs, les syndicats ont confirmé l'organisation d'une manifestation et d'une grève générale le 7 décembre à Liège.