La direction d'ArcelorMittal, à Liège, fait savoir son inquiétude quant à la situation de l'entreprise et les tensions sociales en cours. Elle insiste sur la nécessité de mettre en place rapidement les mesures d'adaptation proposées. Nous avons entamé une concertation fin août avec les syndicats car nous devons adapter les coûts à la réalité économique, à la réduction d'activité de l'entreprise, précise Etienne Botton, le porte-parole. Nous voulions mettre en place des mesures de limitation de dépenses socialement favorables, mais elles ont été refusées par les syndicats. Ils nous reprochent aujourd'hui d'envisager d'adopter des mesures plus classiques, qui ont notamment pour conséquence l'arrêt de contrats temporaires. D'après la direction, ces mesures socialement favorables ne sont pas appliquées parce que les organisations syndicales ont exigé notamment le paiement des dimanches non prestés pour le personnel qui serait mis en chômage économique. Ce serait inacceptable car cela conduirait pratiquement à rendre le chômage économique plus intéressant que le travail au sein de l'entreprise, précise le porte-parole. Les mesures proposées par la direction prévoient le transfert et le reclassement de travailleurs inoccupés par l'arrêt de la phase liquide, le maintien de 23 des contrats temporaires ou encore la mise en place d'une programme de formation. Une réunion entre direction et syndicats aura lieu lundi matin.