La fédération de l'industrie technologique Agoria a fait part de son inquiétude après l'annonce de la décision d'ArcelorMittal de fermer définitivement la phase à chaud liégeoise. La fédération est particulièrement touchée par les conséquences sociales d'une telle décision pour le pays de Liège. Elle est également soucieuse des répercussions économiques dans la région, en particulier pour les entreprises de ses secteurs sous-traitantes d'ArcelorMittal, indique-t-elle dans un communiqué. L'annonce de la fermeture de la phase à chaud nous a surpris et touchés, déclare pour sa part Christian Pans, président de la Régionale Liège-Luxembourg d'Agoria, cité dans le communiqué. Nous pensons bien entendu au drame social que cela représente pour les travailleurs directement concernés au sein d'ArcelorMittal mais aussi à l'impact que cela entraînera auprès des nombreux sous-traitants, poursuit-il. Dans ce contexte, Agoria s'engagera avec détermination, auprès des autorités politiques, économiques et sociales, en vue d'identifier les différents scénarios pour le futur, conclut la fédération en rappelant que l'industrie technologique a foi en son avenir en Wallonie et à Liège en particulier, à condition de miser sur des activités à haute valeur ajoutée et en conjuguant les efforts de formation, d'innovation, de compétitivité, de business développement et d'exportation. Selon Agoria, en 2011, le chiffre d'affaires de l'industrie technologique wallonne - qui compte quelque 58.000 postes de travail - devrait s'afficher à 13 milliards d'euros.