Les travailleurs de six sites d'ArcelorMittal à Liège se sont réunis en assemblée, mercredi, pour évoquer la situation de l'entreprise. D'autres assemblées auront lieu jeudi. En parallèle, le front commun syndical planchera sur un plan d'actions, en front commun. Le personnel est furibard, on ne peut pas rester de marbre, explique David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal. Les prochains jours risquent d'être très tendus. En voulant se passer des travailleurs temporaires, la direction ne respecte pas les accords. Elle prépare un arrêt plus long qu'un trimestre, il faut qu'elle ait la franchise de le dire. Les syndicats annoncent qu'ils accompagneront chaque travailleur écarté par la direction. Perdre les temporaires, c'est perdre des compétences, cela signifie qu'on ne pourra pas redémarrer, précise le responsable syndical. La situation est pire qu'en 2003, nous sommes très inquiets pour la sidérurgie liégeoise.