La direction générale du sidérurgiste ArcelorMittal à Liège a annoncé jeudi matin à son personnel et aux partenaires sociaux le maintien à l'arrêt de la phase liquide pour le quatrième trimestre 2011. Mis à l'arrêt, comme annoncé de longue date, au début du mois d'août pour des opérations de maintenance et d'investissements, le haut-fourneau d'Ougrée ne redémarrera donc pas comme prévu en septembre. La coulée continue de l'aciérie de Chertal et l'usine d'agglomération resteront donc également à l'arrêt. Le laminoir à chaud de Chertal , la Cokerie et l'ensemble de la phase à froid ne sont pas touchés. Ce n'est pas une nouveauté, ArcelorMittal doit constamment s'adapter au marché et à la demande d'acier, souligne le porte-parole de l'entreprise, Etienne Botton. Or, on ne constate pas d'évolution significative de cette dernière et l'entreprise a suffisamment de capacité de production en service pour satisfaire la demande. Il n'y aura donc pas de redémarrage à Liège ni à Florange , sauf évolution significative de la demande. Pour les syndicats, cette nouvelle n'est évidemment pas bonne. On le voyait venir, soupire David Camerini, président de la délégation CSC. Mais c'est dur. Ca fait des années que les travailleurs liégeois font de gros efforts et, malgré tout, on voit bien que les haut-fourneaux de Liège et Florange restent des amortisseurs du marché pour l'entreprise. On va maintenant se battre pour minimiser l'impact social. C'est également la volonté affichée par la direction, mais il est clair qu'on n'évitera pas le chômage économique pour quelques centaines de travailleurs