La direction du sidérurgiste ArcelorMittal à Liège estime scandaleuse la privation de liberté dont elle fait actuellement l'objet, étant séquestrée par les organisations syndicales dans ses bureaux du Centre Acier, siège de l'entreprise à Flémalle, à la suite de l'échec des négociations lundi matin. Les deux revendications des délégations syndicales, à savoir le maintien de tous les contrats temporaires et le payement des dimanches non prestés pour le personnel mis en chômage économique, ne peuvent tout simplement pas être rencontrées, souligne le porte-parole de l'entreprise, Etienne Botton. La direction souligne qu'elle a mis sur la table des avancées importantes pour limiter l'impact social du maintien à l'arrêt de la phase à chaud liégeoise: transfert de près de 95% des travailleurs de la phase à chaud vers les outils encore en fonctionnement; maintien des contrats de 200 des 300 travailleurs temporaires; plan de formation ou encore augmentation du complément patronal sectoriel en cas de chômage économique. Plus loin que ça, on ne peut pas aller, estime la direction. Faute d'accord, la direction a dès lors commencé à mettre fin au contrat de certains travailleurs temporaires