Les travailleurs du haut-fourneau B, exploité par ArcelorMittal, à Liège, se sont réunis lundi matin pour évoquer la situation de l'entreprise. Les travailleurs sont scandalisés par les méthodes de l'entreprise qui ne respecte pas les accords, souligne David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal. Deux éléments nous inquiètent: le fait que la direction veuille se passer des travailleurs temporaires, alors que sans eux, on ne peut pas redémarrer, et l'avenir de la sidérurgie à plus long terme. La situation est pire qu'en 2009, où le chaud était à l'arrêt. Ici, en plus du chaud, le froid est sous perfusion, nous craignons son arrêt. Les syndicats réclament la mise en place d'un schéma industriel et la désignation de deux bureaux d'expertises chargés de faire le point sur la sidérurgie dans la région liégeoise. Vendredi, ils ont rencontré le ministre wallon de l'économie, Jean-Claude Marcourt, pour lui demander la mise sur pied de réunions tripartites associant le gouvernement wallon, la direction du groupe et les syndicats. Un préavis de grève a été déposé, mais des assemblées du personnel auront encore lieu sur les autres sites de l'entreprise mercredi. Les syndicats attendent d'avoir rencontré tous les travailleurs pour fixer un plan d'actions.