À la tête d’Infrabel depuis 2020, Benoît Gilson défend une vision résolument moderne du rail belge. Ancien journaliste passionné par le chemin de fer, le CEO du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire revient sur les grands défis auxquels le secteur est confronté : sécurité, modernisation du réseau, digitalisation ou encore libéralisation du marché.Souvent confondue avec la SNCB, Infrabel est chargée de gérer l’ensemble de l’infrastructure ferroviaire belge : voies, aiguillages, signalisation ou passages à niveau. L’entreprise multiplie aujourd’hui les investissements technologiques. Intelligence artificielle pour surveiller les voies, drones capables d’intervenir rapidement lors d’incidents, automatisation de certaines opérations : plusieurs outils doivent permettre d’améliorer la maintenance du réseau et la rapidité des interventions.La sécurité reste également au cœur des priorités. Quinze ans après la catastrophe ferroviaire de Buizingen, le déploiement du système européen ETCS se poursuit sur le réseau belge afin de réduire les risques d’erreur humaine. Les passages à niveau restent eux aussi un enjeu important, avec des campagnes de sensibilisation et la suppression progressive des installations.La région liégeoise figure parmi les zones stratégiques pour le rail belge. Modernisation des infrastructures, développement du fret ferroviaire et amélioration des connexions vers Bruxelles font partie des grands chantiers évoqués par le dirigeant d’Infrabel.À l’approche de la libéralisation du marché ferroviaire, Benoît Gilson estime enfin que le rail belge entre dans une période charnière, entre hausse du trafic, exigences européennes et nécessité de moderniser un réseau utilisé quotidiennement par des millions de voyageurs.