Les huissiers du tribunal de première instance de Liège se sont croiser les bras ce mercredi matin. En effet, ils n’étaient pas présents dans les salles d’audience, mais en grève devant le Palais de justice afin de réclamer un véritable statut ainsi qu’une augmentation de leur rémunération horaire, notamment via le système des flexi-jobs.« Pour l’instant, au niveau du tribunal, nous sommes rémunérés 4 heures par audience. Or, ces 4 heures sont payées 12,47 euros brut de l’heure, ce qui nous fait environ 6 euros net de l’heure. Ce qui est, je vais reprendre le mot du président hier lors d’une réunion, indigne. Donc, pour l’ensemble des huissiers des différentes juridictions, nous sollicitons la possibilité de bénéficier des flexi-jobs, dont les rémunérations sont plus correctes par rapport au travail que nous fournissons », explique Serge Meter, porte-parole des huissiers d’audience de Liège.Les huissiers, qui sont pour la plupart d’anciens militaires à la retraite à Liège, assurent une bonne gestion des audiences. L’huissier fait le trait d’union entre le tribunal, les avocats et le justiciable.« Il aide les magistrats sur un plan purement matériel en allant chercher des dossiers, en téléphonant, en informant les magistrats du nombre de personnes présentes. Au niveau des avocats, c’est indispensable pour que nous puissions organiser notre agenda de la matinée ou de l’après-midi et connaître notre moment de passage. Et pour les justiciables, cela leur permet d’être rassurés lorsqu’ils arrivent à des audiences auxquelles ils ne sont souvent pas habitués : ils sont pris en charge par l’huissier, qui note leur nom et leur indique qu’ils passeront plus ou moins à tel moment. Voilà, je crois que c’est un rôle qu’on ne peut pas effacer et, malheureusement, tant sur le plan financier que sur le plan purement pratique notamment en ce qui concerne le parking, je comprends leurs revendications », explique Vincent Jamar, avocat au barreau de Liège.Les huissiers d’audience sollicitent également des avantages liés à leurs conditions de travail, comme l’accès à un parking et, bien sûr, une meilleure rémunération sous le régime des flexi-jobs. Sur ce dernier point, ils attendent une décision gouvernementale et reprendront le travail dès ce jeudi matin à 8 heures.