On le sait, Liège Airport est une plaque tournante pour le fret à destination de toute l’Europe. Chaque jour ce sont en moyenne 1 million 300.000 colis qui arrivent à Liège Airport. Des colis qui doivent être contrôlés à différents niveaux." Avec la taxe de 3 €, l'objectif de l'Union européenne, c'est de forcer les opérateurs e-commerce, les plateformes, à grouper leurs envois pour qu'on puisse contrôler sur des plus gros volumes", explique Nicolas Wengler-Mathieu, chef de division aux douanes.Ainsi pour cet arrivage de fleurs en provenance de l’Ethiopie à destination des Pays-Bas, c’est l’Afsca qui intervient. Les bouquets sont examinés à la loupe."On va contrôler dès l'arrivée des produits. Donc on va recevoir des documents qui ont été faits dans les pays tiers, ce qu'on appelle le contrôle documentaire. On va vérifier après que la marchandise qu'on a devant nous est bien celle qui est reprise sur les documents. Et puis un contrôle physique qui est vraiment ouvrir les caisses, dépiauter les fleurs et essayer détecter des organismes de quarantaine qui sont souvent à l'état de larves", commente Jean-Paul Denuit, manager technique de l'Afsca.Pour ces lots de jouets importés de Chine, les agents du SPF économique vont examiner et ouvrir les paquets. Il en va de la sécurité des consommateurs."Un premier contrôle visuel qui permet déjà de faire plein de choses. Et puis, on regarde par exemple s'il n'y a pas de petits éléments qui se détachent qui peuvent rentrer dans ce genre de gabarit et qui pourrait poser un risque pour des enfants en bas âge qui sont considérés comme des consommateurs vulnérables", explique Nicolas Lamproye, inspecteur technique SPF Economie.Face à l’explosion des importations de produits via Liège Airport, le gouvernement fédéral a mis en place un plan e-commerce pour renforcer les contrôles et la qualité de ceux-ci."On a mis en place un plan e-commerce plus qui met ensemble à la fois les services de la douane, les services de l'AFSCA aussi du SPF Eco pour que tous ensemble, on travaille pour avoir une meilleure collaboration. Un plus grand nombre et une meilleure qualité des contrôles", commente David Clarinval, ministre de l'Economie et de l'Emploi.Chacun travaille à son niveau de compétence avec un même objectif, la sécurité des consommateurs. Toutefois seuls 6 colis sur 100.000 font l’objet d’un contrôle à la douane. Un sur trois est problématique. Des chiffres interpellants.