Après plusieurs jours de mobilisation principalement menée par des élèves du secondaire à Liège, des étudiants du supérieur se font à leur tour entendre et dénoncent l’impact des mesures sur leurs études et leur quotidien.
Depuis plusieurs jours, la contestation dans l’enseignement est particulièrement visible à Liège. Jusqu’ici, le mouvement a surtout été porté par des élèves du secondaire, mobilisés devant plusieurs établissements de la ville. Mais les inquiétudes dépassent les portes des lycées et athénées.
À la Haute École de la Province de Liège ( HEPL) , des étudiants de la section Assistants sociaux ont organisé un rassemblement dès la première heure de cours. Une manière de rappeler que les mesures concernant l’enseignement touchent également le supérieur.
Le coût des études au centre des préoccupations
Parmi les inquiétudes exprimées figure notamment le coût des études. Certains étudiants expliquent devoir travailler parallèlement à leur cursus pour financer leur minerval, leurs livres ou leurs dépenses quotidiennes.
Une situation qui peut devenir difficilement compatible avec les horaires de cours. Un étudiant explique ainsi devoir parfois manquer des cours pour pouvoir travailler.
La situation concerne également des adultes en reprise d’études. Certains doivent conjuguer leur propre formation avec les études de leurs enfants et les dépenses d'une famille.
Des conditions d'études également pointées du doigt
Au-delà des questions financières, les étudiants dénoncent aussi leurs conditions d’apprentissage. Ils évoquent le manque de places dans certaines classes, de chaises ou encore d’espaces permettant de manger et pointent certaines infrastructures qu’ils jugent insuffisantes.
Le rassemblement s’est déroulé dans le calme, à la première heure de cours. Après avoir fait entendre leurs revendications, les étudiants ont regagné leurs classes.
Des rassemblements du même ordre se sont organisés ce mercredi martin à la Haute Ecole Charlemagne ainsi qu'à Helmo.