Au lendemain de son entartage en plein cours à l’ULiège, Damien Ernst réagit. Le professeur décrit une action « très brutale » et estime avoir été ciblé en raison de ses activités de recherche dans le domaine de la défense.
Neuf personnes masquées, dont certaines étaient habillées en Père Noël, ont fait irruption dans l’auditoire où il donnait cours. Dans un premier temps, Damien Ernst explique avoir cru à une plaisanterie d’étudiants.
« Et puis j’ai vu que ce n’était pas du tout ça. Ils sont rentrés avec des tartes, pas pour m’entarter, mais pour me frapper vraiment avec des tartes », raconte-t-il. Son ordinateur a également été endommagé au cours de l’action.
Pour le professeur, les faits dépassent largement le cadre d’un simple entartage. « C’est quand même un acte d’une grave violence qui a lieu dans un auditoire, en face d’étudiants. Ça va vraiment beaucoup trop loin. »
Damien Ernst estime avoir été ciblé pour ses recherches
Damien Ernst affirme que les auteurs sont des militants antifas qui l’avaient déjà pris pour cible précédemment. Il rappelle avoir déjà bénéficié d’une protection policière lors d’un événement et estime que cette nouvelle action est liée à ses activités dans le domaine de la défense.
Le professeur travaille notamment sur le développement de dispositifs anti-drones. « J’aide des compagnies, en utilisant mes capacités de chercheur, à développer des dispositifs anti-drones pour protéger nos démocraties », explique-t-il.
Des activités qui font débat au sein de l’Université de Liège. Damien Ernst assure avoir déjà eu l’occasion de discuter de ces questions, mais considère que l’action menée dans son auditoire ne relevait plus de cette logique de confrontation d’idées.
« Je remarque qu’ici, il n’y a pas une volonté de débattre. Ils n’ont pas d’argumentation pour débattre et ils se sont enfermés dans un comportement extrêmement violent », estime-t-il.
Damien Ernst se réserve désormais le droit de déposer plainte à la suite des faits.