Niccolò Paganini et Eugène Ysaÿe se rencontrent au Grand Curtius. À travers l’exposition «Quand Paganini rencontre Ysaÿe. Les violons des diables», le musée liégeois met en lumière les liens culturels qui unissent le violoniste italien à la Cité ardente.
Il était si virtuose que certains le disaient lié au diable. Au XIXe siècle, le violoniste italien Niccolò Paganini fascine autant qu’il intrigue. Originaire de Gênes, il impressionne par sa maîtrise technique et ses prestations théâtrales, qui contribuent à forger sa légende. Aujourd’hui, son œuvre résonne au Grand Curtius, à Liège, à l’occasion de l'exposition "Quand Paganini rencontre Ysaÿe. Les violons des diables" consacrée à son héritage et à ses liens avec la tradition musicale liégeoise.
Les racines de l’école liégeoise du violon
Au fil des vitrines, plusieurs objets retracent l’histoire de cette rencontre artistique. Parmi les pièces présentées figure notamment un manuscrit du compositeur liégeois Henri Vieuxtemps, lié à sa rencontre avec Paganini à Londres en 1834.
L’exposition met également à l’honneur Eugène Ysaÿe, autre grand nom du violon originaire de Liège. Un archet témoigne notamment de son lien avec la reine Élisabeth, qui fut l’une de ses élèves.
Des objets associés à de grands artistes liégeois complètent ce parcours, aux côtés d’une pièce particulièrement remarquable : une guitare ayant appartenu à Niccolò Paganini.

Un héritage qui se perpétue aujourd’hui
L’exposition ne se limite pas aux trésors du passé. Elle s’intéresse aussi à l’évolution du violon et au savoir-faire des luthiers contemporains. Si les Stradivarius restent les instruments les plus mythiques, des artisans continuent aujourd’hui à réinventer cet instrument emblématique.
C’est notamment le cas de Gauthier Louppe, dont l’atelier était autrefois installé place de Bronckart, à Liège. Plusieurs de ses créations contemporaines sont présentées au Grand Curtius, illustrant la vitalité de cette tradition musicale et artisanale.

Reconnu comme ville créative de musique par l’UNESCO depuis le 31 octobre 2025, Liège poursuit ainsi son dialogue entre patrimoine et création. L’exposition « Quand Paganini rencontre Ysaÿe. Les violons du diable » est à découvrir dès à présent au Grand Curtius et jusqu’au 7 mars 2027.
Des concerts, des conférences et des animations accompagneront la manifestation.
L'entrée, qui donne également accès aux collections permanentes du musée, est fixée à dix euros au tarif adulte. Elle est gratuite pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche du mois.