Né en France, l’impressionnisme a également profondément marqué la Belgique. À Liège, La Boverie retrace l’histoire de ce mouvement à travers plus de 150 chefs-d’œuvre, dont certains sont issus des collections du musée des Beaux-Arts de Liège.
Si l’impressionnisme est né en France sous le pinceau de Claude Monet, la Belgique fut, elle aussi, l’un de ses foyers les plus fertiles. C’est ce que nous rappelle l’exposition « L’Impressionnisme, une histoire belge », présentée à l’occasion du 10ᵉ anniversaire de La Boverie, à Liège.« L’impressionnisme, c’est cette idée de peindre en plein air, selon les variations climatiques, et aussi d’après les couleurs et non pas les formes. Il s’agit donc de peindre très rapidement, en fonction de ces couleurs qui varient très vite dans les paysages », explique Thibaut Wauthion, historien de l’art.
À travers plus de 150 chefs-d’œuvre issus de collections belges et européennes, l’exposition met en regard les grands maîtres belges et français de ce mouvement artistique. Elle accorde également une place importante aux femmes artistes, dont le talent et la contribution à l’impressionnisme méritent d’être pleinement reconnus.« C’est une exposition chronologique, donc on a vraiment l’avancée du mouvement. On va, par exemple, passer par le luminisme, où l’on est dans une période un peu sombre, et on va vraiment ouvrir les lumières. C’est vraiment la lumière qui rentre dans le tableau. Puis, ici, on arrive sur la fin avec le fauvisme, avec lequel on va jouer sur les couleurs, l’éclatement des couleurs. On le voit ici avec le rose, le bleu. Ce sont vraiment davantage les couleurs qui vont donner un message au tableau », explique Émilie Perters, chargée d’exploitation chez Tempora.
Le public pourra aussi y découvrir une trentaine d’œuvres issues des collections du Musée des Beaux-Arts de Liège.« C’est aussi l’occasion de retrouver notre Monet, Le Bassin du commerce du port du Havre, qui a été prêté plusieurs mois au musée du Havre pour une exposition rétrospective sur Monet. Nous pouvons donc de nouveau l’apprécier ici. C’est aussi l’occasion de retrouver des œuvres d’Eugène Boudin issues de nos collections, ainsi que des œuvres d’Hippolyte Boulenger, qui était peut-être un peu moins connu du grand public. Et puis, il y a des œuvres comme Le Pin à la Fossette de Théo van Rysselberghe ou des œuvres d’Émile Claus, qui sont tous des artistes dont nous possédons des œuvres dans nos collections », explique Fanny Moes, conservatrice du musée de La Boverie.
« L’Impressionnisme, une histoire belge », une exposition à découvrir jusqu’au 29 mars au musée de La Boverie, à Liège.